Bonne nouvelle pour ton budget courses : le cloporte est un détritivore, c’est-à-dire qu’il se nourrit de matière organique en décomposition. En clair, c’est le champion du recyclage — et un invité très peu exigeant à table.

La base : feuilles mortes et bois mort
Le menu de base, c’est ce qu’il trouverait au pied d’un arbre : feuilles mortes (chêne, hêtre, érable…) et bois mort en décomposition. Garde toujours une bonne couche de litière de feuilles dans le terrarium : c’est à la fois leur maison et leur garde-manger. Elles doivent être bien sèches, ramassées loin de toute zone traitée (pesticides, engrais), et surtout jamais de résineux (pin, sapin, épicéa…) : leur résine est toxique pour les isopodes. Nos feuilles de chêne sont déjà prêtes à l’emploi, c’est encore plus simple !

Les extras : légumes et fruits
Pour varier les plaisirs et booster la colonie, propose des légumes : carotte, courgette, patate douce, courge… Les cloportes en raffolent. Les fruits, c’est en petite quantité et occasionnellement (ils adorent, mais ça moisit vite). Règle d’or : retire les restes non mangés au bout de 48 heures pour éviter les moisissures. Et bien sûr, tout doit être non traité et rincé. Un petit apport en protéines de temps en temps (flocons pour poissons, crevettes séchées) est apprécié, surtout pour les colonies en pleine reproduction — mais ce n’est pas obligatoire.

Le calcium : indispensable !
Le cloporte porte une carapace : pour la construire et la renouveler à chaque mue, il a besoin de calcium. Laisse en permanence un morceau d’os de seiche dans le terrarium : ils viendront le ronger selon leurs besoins. C’est simple, pas cher, et ça fait toute la différence pour des mues réussies.

L’eau
Pas de gamelle d’eau ! Les isopodes boivent l’humidité du substrat et des vaporisations. Le coin humide du terrarium et une brumisation régulière suffisent amplement. Attention à l’excès inverse : un substrat détrempé noie plus qu’il n’abreuve.

Feuilles mortes à volonté, bois mort, quelques légumes deux à trois fois par semaine, un os de seiche en permanence, et c’est réglé. Nourrir ses cloportes, c’est un peu comme tenir un mini-compost vivant : simple, économique, et bizarrement satisfaisant. C’est même notre partie préférée !
